

Cher public de gnomz, bonjour.
Je pense que vous avez remarqué, quand même, que ce week-end, c'était le 14 juillet, le jour de la teuf nationale de notre beau pays.Alors forcément, qui dit teuf nationale, dit faux d'artifices (tiens, elle est comique, cette faute de frappe, pour la peine je la corrige pas). Et donc, comme sans doute la plupart d'entre vous, je suis allé, le soir en question, assister à ces festivités.
Que dire, c'est pareil partout ce genre de truc... Plein de monde, de différents âges, tous au même endroit, à brailler dans tous les sens, jusqu'à l'instant fatidique où retentissent les premiers crépitement d'explosifs. Après, c'est parti pour plusieurs dizaines de minutes de sourires béats, de bouchage d'oreilles et de torticolis.
Les lumières, pas la peine de vous les raconter, c'est pareil à chaque fois, les feux d'artifices, vous savez à quoi ça ressemble. Les sons, par contre, diffèrent d'une fois à l'autre. Là où j'étais ce soir-là, à mon grand étonnement, pas le moindre extrait de musique "classique", qui sait pourtant magnifier à la perfection ces banales explosions. Non, à la place, une suite de morceaux de variétoche médiocre bien franchouyarde, mal enchainés, à fond dans de mauvaises enceintes qui saturaient pour un rien... Dans le genre, on a eu droit à tout, entre Jean-Jacques Goldmann et Michel Polnareff, voire même Raphël (mais j'ai réussià survivre quand même). Mais là encore, ça peut passer (surtout que j'étais pas totalement sobre à ce moment-là).
Par contre, là où ça m'a vraiment révulsé, c'est au moment où on nous a ressorti une vieille chanson venant de je ne sais où, dont les paroles nous disaient en gros (je ne déforme pas du tout) "Ah que la France est un beau pays, les Français c'est les meilleurs, les Françaises c'est les meilleures (dans le sens de "bonnes", oui, dans ce sens), et même que si elles restent avec les Français c'est que les Français sont les meilleurs baiseurs." Jamais j'avais entendu autant de fois prononcer le mot "France" dans la même chanson... Qu'on soit patriote, qu'on aime bien son pays, bon, je peux comprendre, mais là franchement, cet espèce de nationalisme à deux balles sauce Café du Commerce, ça m'a vraiment choqué.
Qu'une fête aussi noble que le 14 Juillet soit devenue un prétexte à des conneries pareilles (parce que c'en est), franchement, ça me fout les boules.
Sur ce, vive la République, et vive la France.


Aurais-je trouvé un rédacteur pour mon Canardo Enchaînédiev ? En tout cas, tu en as les toffes.
Ben tiens, je viens juste de comprendre le gag de "faux d'artifices"... 
Je suis crevi, moi, ce soir... -_-



